Ne pas utiliser chez les femmes enceintes ou en âge de procréer: Les pictogrammes

16 octobre 2017 – En France, le Ministère des solidarités et de la santé (DSG) a annoncé l’entrée en vigueur du pictogramme “femmes enceintes”. Ce pictogramme, décliné en 2 modèles sera apposé à partir du 17 octobre 2017 sur les boîtes de médicaments pouvant présenter un danger (pictogramme triangle) ou interdits (pictogramme rond barré) pendant la grossesse. Le but est  d’offrir une meilleure visibilité de l’information relative à ces risques déjà signalée dans la notice du médicament.

Ce pictogramme est constitué d’un triangle rouge sur fond blanc d’au moins un centimètre de côté dans lequel se trouve une femme enceinte en noir. À sa droite ou en dessous, figure le libellé : “[NOM DE LA SPECIALITÉ] + GROSSESSE = DANGER”, accompagné du message suivant : “Ne pas utiliser chez [mentionner les personnes concernées] sauf en l’absence d’alternative thérapeutique”.

Un second modèle de pictogramme est proposé pour les produits strictement interdits aux femmes enceintes ou aux femmes en âge de procréer qui ne recourent pas à une contraception. Il s’agira d’un rond rouge barré, sur fond blanc, “d’au moins un centimètre de diamètre” dans lequel se trouve une femme enceinte en noir. À sa droite ou en dessous, figurera le libellé “[NOM DE LA SPECIALITE] + GROSSESSE = INTERDIT”, accompagné de la mention “Ne pas utiliser chez [mentionner les personnes concernées”.

Ne pas arrêter ses traitements sans avis médical.

Cette mesure concernera “une large part de la pharmacopée” pour rappeler que “l’utilisation de médicaments pendant la grossesse n’est pas banale et nécessite l’avis d’un professionnel”, selon la DGS. Environ trois médicaments sur cinq comporteront un pictogramme grossesse, dont un tiers le pictogramme “interdit” et deux tiers le pictogramme “danger”.

Les femmes qui prennent ces médicaments ne doivent “en aucun cas” arrêter les traitements ou modifier les doses prescrites sans avis médical (médecin, sage-femme, pharmacien…), même après la découverte d’une grossesse, rappelle la DGS.

L’association d’aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anticonvulsivant (Apesac) qui réclamait l’apposition de tels pictogrammes sur les médicaments contenant du valproate, nocifs pour les foetus et auxquels des dizaines de milliers de femmes ont été exposées depuis les années 60.

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Joseph Gut - thasso Professeur de pharmacologie et de toxicologie. Expert en médecine théragenomique et personnalisé el le sécurité individualisé des médicaments. Expert dans pharmaco- et toxico-génétique. Expert en matière de sécurité humaine de médicaments, les produits chimiques, les polluants environnementaux, et des ingrédients alimentaires.

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