Est-ce que des chercheurs ont avalé des études Monsanto sur le Glyphosate?

Est-ce que des chercheurs ont avalé des études Monsanto sur le Glyphosate?

Last Updated on janvier 17, 2019 by Joseph Gut – thasso

17 janvier 2019 – En 2015, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a décidé de classer l’herbicide glyphosate comme cancérogène probable. Cette decision arrivait basé au jugement du travail interdisciplinaires composés d’experts scientifiques internationaux qui examinent les études publiées sur un agent et évaluent le degré d’indication de cancérogénicité qu’il présente.

Roundup, commercialisé par la firme américaine Monsanto (racheter par Bayer d’Allemagne depuis), contient du glyphosate.

Cette décision du CIRC a été désastreuse pour la société Monsanto, car des études internes menées par Monsanto tentaient depuis des années de prouver que le glyphosate était complètement inoffensif. Et certainement, en aucun cas, cancérogène. Malheureusement pour la société et très bien pour les personnes exposées, les tribunaux de San Francisco ont maintenant déterminé qu’un risque cancérigène du glyphosate pourrait bien se produire. Ceci contrairement à toutes les assurances de la société Monsanto pour le contraire.

C’était le cas de Dewayne Johnson qui a signé la plus retentissante victoire judiciaire contre Monsanto. Jardinier californien, l’homme a obtenu 250 millions de dollars de dommages et intérêts en justice et une condamnation du glyphosate. L’herbicide commercialisé par Monsanto était jugé responsable du cancer dont est atteint Dewayne Johnson. Ce dernier en aspergeait parfois jusqu’à 500 litres par jour en haute saison, sans savoir les effets que le glyphosate aurait sur lui. Il a témoigné de sa douleur, et montre les ravages du lymphome sur son corps, ce qu’il explique comme “une brulure au deuxième ou au troisième degré. Entre temps, la juge qui avait mené les débats du procès d’abord, avait maintenu ce verdict sur le fond, mais avait demandé un forte réduction, à 78,5 millions de dollars, des dommages punitifs infligés à Monsanto.

Au début de sa maladie, le service client de Monsanto lui a assuré que le produit qu’il pulvérise n’y est pour rien. La firme est d’ailleurs passée maîtresse dans l’art de défendre ses produits à base de glyphosate. Et pour ce faire, elle est même allée jusqu’à convaincre certains des chercheurs les plus influents de la planète de se compromettre en défendant le glyphosate, leur parole donnant une légitimité aux pesticides en question.

Si le moindre de ces dernières soupçons sont vraies, il s’agirait d’une déclaration de faillite adressée à certains scientifiques peu scrupuleux, célèbres ou non, mais disponibles dans le corruption. Ce comportement de certains scientifiques est une insulte à tous les collègues et jeunes étudiants qui serieusement souhaitent poursuivre une carrière scientifique. Ethiquement pas acceptable.

En tout cas, appareil-t-il que, suite du jugement du CIRC sur le cancérogénicité en 2015, certain elements de Monsanto ont décide alors d’organiser une contre-attaque et contacte un chercheur bien reconnu dans la monde lui demandant s’il veut écrire assez négativment sur les méthodes du CIRC, et lui propose de lui transmettre des éléments afin d’étayer son article. Apparemment, ca était arrangé et marchait. Un truc incroyable et intolerable.

 

Professeur de pharmacologie et de toxicologie. Expert en médecine théragenomique et personnalisé el le sécurité individualisé des médicaments. Expert dans pharmaco- et toxico-génétique. Expert en matière de sécurité humaine de médicaments, les produits chimiques, les polluants environnementaux, et des ingrédients alimentaires.

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