Essure est suspendu pour trois mois en France

Last Updated on

06 aout 2017 – Essure est un dispositif médical implantable de stérilisation définitive (contraception définitive)  pour les femmes, développée par la société Conceptus Inc, commercialisée sous cette marque par Bayer Pharma AG, et dont l’utilisation a été approuvée en 2002 en France. Il s’agit d’une méthode de stérilisation tubaire par voie hystéroscopique.

L’implant contraceptif Essure

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a été informée ce jour que ce dispositif faisait désormais l’objet d’une suspension temporaire de son marquage CE par l’organisme notifié irlandais NSAI , dans le cadre de sa procédure de renouvellement. Cette suspension prend effet à compter du 3 août 2017 pour une période de 90 jours, soit jusqu’au 2 novembre 2017.

Au vu de cette information, le dispositif Essure ne peut plus être mis sur le marché en France et en Europe durant la période de suspension temporaire du marquage CE. L’ANSM a demandé à la société Bayer Pharma AG de procéder au rappel des produits en stock auprès de tous les établissements de santé susceptibles de les détenir. En conséquence, il est demandé par mesure de précaution de ne plus implanter dès à présent le dispositif médical Essure.

Dans ce contexte, l’ANSM invite les femmes actuellement en attente d’une implantation par cette méthode de stérilisation définitive à se rapprocher de leur gynécologue pour envisager, en concertation, l’alternative la plus appropriée, sur la base d’une information complète relative aux moyens de contraception disponibles et leurs éventuels effets indésirables.

En ce qui concerne les femmes porteuses d’un implant Essure, l’ANSM rappelle l’avis du comité d’experts qu’elle a réuni le 19 avril 2017. Ce dernier a conclu que les données de la littérature, de la surveillance et les résultats de l’étude épidémiologique, portant sur plus de 100 000 femmes, ne remettaient pas en cause la balance bénéfice/ risque de cet implant.

Le comité d’experts rappelle également que les femmes présentant des symptômes doivent consulter leur médecin pour ne pas méconnaître une pathologie sous-jacente. En l’absence d’un tel diagnostic, l’intérêt d’un retrait peut être envisagé entre la femme concernée et le médecin. Pour les femmes qui n’ont pas de symptômes, qui représentent l’immense majorité des femmes porteuses de l’implant Essure, il n’y a aucun argument à ce jour pour conseiller le retrait.

L’ANSM considère que la décision de suspension temporaire de 3 mois du marquage CE prise par l’organisme notifié n’est pas de nature à remettre en cause à ce stade les recommandations du comité d’experts relatives à la prise en charge des femmes porteuses d’un implant Essure.

 L’ANSM   rappelle que les professionnels de santé ont l’obligation de signaler tout incident ou risque d’incident grave lié à l’utilisation d’un dispositif médical.
Par ailleurs, les patients ont la possibilité de faire eux-mêmes un signalement qui sera pris en compte.  
Pour plus d’information :  Déclarer un effet indésirable  

La question reste: L’implant contraceptif Essure etait-il sans danger ? Probablement pas pour beaucoup des femme convaincue du contraire. Après la pose de cet implant contraceptif, des femmes se plaint de nombreuses complications. Voir ici des femmes présentant des symptômes non-desirées graves en guerre contre les implants Essure.

Tags : , , , , ,
About the Author
Joseph Gut - thasso Professeur de pharmacologie et de toxicologie. Expert en médecine théragenomique et personnalisé el le sécurité individualisé des médicaments. Expert dans pharmaco- et toxico-génétique. Expert en matière de sécurité humaine de médicaments, les produits chimiques, les polluants environnementaux, et des ingrédients alimentaires.

Your opinion

Comment

Aucun commentaire pour l'instant

thasso: conditions

thasso: nouveaux tweets

thasso: commentaires récents

View my Flipboard Magazine.

thasso: catégories

thasso: archives

thasso: chat simple

Vous devez être un utilisateur inscrit pour participer à ce tchat.

  • Spatial mapping method pinpoints potential new therapeutic targets in lupus juillet 8, 2020
    A team of researchers from Children's Hospital of Philadelphia (CHOP) used a new method of pinpointing potential disease-causing changes in the genome to identify two new potential therapeutic targets for lupus, while also paving the way for more accurately identifying disease-causing variations in other autoimmune disorders. The findings were published online in Nature Communications.
  • New clues to lung-scarring disease may aid treatment juillet 8, 2020
    Scientists at Vanderbilt University Medical Center (VUMC) and the Translational Genomics Research Institute (TGen) in Phoenix, Arizona, have discovered previously unreported genetic and cellular changes that occur in the lungs of people with pulmonary fibrosis (PF).
  • Abnormal cells in early-stage embryos might not preclude IVF success juillet 8, 2020
    The presence of an abnormal number of chromosomes in the genetic profile of early-stage embryos may be far more common—and potentially less threatening—during normal human development than is currently appreciated, according to new research from Johns Hopkins University biologists.
  • Huntington disease brain changes ID'd 24 years before symptoms juillet 8, 2020
    (HealthDay)—The earliest brain changes due to Huntington disease (HD) can be detected in cerebrospinal fluid (CSF) 24 years before clinical symptoms show, according to a study published in the June 1 issue of The Lancet Neurology.
  • Metabolomics meets genomics to improve patient diagnosis juillet 7, 2020
    A patient and family walk into a doctor's office. They hope that the latest tests will reveal what is causing the patient's illness and end the diagnostic odyssey they have been going through for years. Having an accurate diagnosis also means that maybe there is a treatment that at least can alleviate the patient's condition.
Top