Effets secondaires graves: Le médicament contre la SEP Daclizumab (Zinbryta) a été retiré du marché mondial

04 mars 2018 – Le daclizumab (Zinbryta) a été approuvé pour le traitement de la sclérose en plaques (SEP) rémittente cyclique en mai 2016 aux États-Unis, en juillet 2016 dans l’Union européenne (UE) et en janvier 2017 en Suisse. Le daclizumab (Zinbryta) est un anticorps monoclonal humanisé thérapeutique contre le récepteur de l’interleukine-2 (plus précisément contre la chaîne CD25), développé à l’origine pour le traitement immunosuppresseur des réactions aiguës de rejet.

Depuis son introduction, des effets secondaires indésirables graves du daclizumab (Zinbryta) ont été signalés chez des patients atteints de SEP, en particulier des lésions hépatiques graves dont l’évolution est partiellement fatale (Thasso Poste en a fait état) et qui ont entraîné des restrictions d’application gênantes, dont le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché en Suisse a informé les experts en août 2017 et janvier 2018 au moyen d’une circulaire correspondante DHPC (Dear Healthcare Professional Communication).

Des inflammations récentes du cerveau (7 cas d’encéphalite et de méningo-encéphalite) ont été signalées. Ces cas graves supplémentaires signifient que le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché de daclizumab (Zinbryta) va le retiré du marché pour l’indication de la sclérose en plaques (SEP) rémittente cyclique non seulement en Suisse mais dans le monde entier, car il n’ y a plus de rapport bénéfice/risque positif pour les patients atteints de SEP dans les circonstances données.

En Suisse, Swissmedic recommande, au vu des nouvelles découvertes, ce qui suit:

  • Aucun nouveau traitement par Zinbryta ne doit plus être instauré ;
  • Les médecins qui ont prescrit du Zinbryta doivent contacter rapidement leurs patientes et patients en vue d’un changement de traitement ;
  • Les patientes et patients actuellement traités avec Zinbryta ne doivent pas interrompre leur traitement de leur propre chef, mais prendre contact avec leur médecin traitant ;
  • En cas de dégradation de l’état neurologique, l’éventualité d’une inflammation du système nerveux central doit être envisagée ;
  • Compte tenu du risque d’atteintes hépatiques, le médecin et le patient doivent rester attentifs à l’apparition de signes évocateurs d’un dysfonctionnement hépatique jusqu’à 6 mois après l’arrêt du traitement.
    Quant à la fonction hépatique, elle doit être contrôlée au moins tous les mois.

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thassodotcom Professeur de pharmacologie et de toxicologie. Expert en médecine théragenomique et personnalisé el le sécurité individualisé des médicaments. Expert dans pharmaco- et toxico-génétique. Expert en matière de sécurité humaine de médicaments, les produits chimiques, les polluants environnementaux, et des ingrédients alimentaires.

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